Retour sur : Gargoyle’s Quest

Si l’été 2021 qui arrive à son terme ne restera pas dans les mémoires pour la beauté de sa météo ou ses températures typiquement estivales, il n’en fut pas de même du côté de l’actualité jeu vidéo.

Zelda Skyward Sword HD sur Switch début juillet, décollage du Game Pass côté Microsoft avec des jeux intéressants quasiment chaque semaine (des déceptions, comme Cris Tales, des classiques, comme Hades, ou encore de belles surprises comme 12 Minutes) avec en point d’orgue le fabuleux Flight Simulator d’Asobo Studio fin juillet, la version « nouvelle génération » de Ghost of Tsushima sur Playstation pour terminer août en beauté… bref, l’actualité fut chaude, difficile de s’ennuyer – et de trouver du temps pour relancer quelque jeu rétro.

J’ai malgré tout réussi à trouver le temps d’accorder quelques instants à la Game Boy que j’avais emportée avec moi pour rejouer à l’un des meilleurs titres de sa ludothèque : Gargoyle’s Quest.

La quête de Firebrand

Edité par Capcom en 1990, Gargoyle’s Quest est un spin off de la légendaire série des Ghouls’n Ghosts / Ghosts’n Goblins. Il met en scène l’un des ennemis emblématiques de la série, un Red Arremer nommé Firebrand, soit une petite gargouille qui aura la mission de sauver son monde d’une invasion de morts-vivants.

Une fois passé l’introduction un peu décevante – un long texte déroulant – on est directement plongé dans l’action. Et première constatation : c’est beau ! Si, si, ne vous laissez pas tromper par les visuels car j’ai eu beaucoup de mal à prendre les photos, ce jeu est beau. Firebrand est relativement grand. Il doit s’échapper d’une ville en flamme : le décor est lisible, les différents plans bien séparés, le scrolling parfait, on voit de petites flammes danser aux fenêtres. On a beau être sur Game Boy, on s’y croirait ! Les différentes musiques sont aussi très réussies.

Le jeu alterne des séquences de plate-forme action en 2D avec des phases d’exploration aventure due de dessus en pseudo monde ouvert. Zelda 2 sort de ce corps ! Bon, en vrai les deux titres sont fort différents. Conformément à la série dont Gargoyle’s Quest est issue, il s’agit d’un jeu difficile. N’ayant rien d’un « power player », j’avais saigné toutes les larmes de mon corps à l’époque pour en voir le bout. Aujourd’hui, avec 30 ans de plus au compteur, donc des réflexes amoindris, et surtout ni autant de temps ni autant de patience devant moi, je suis déjà heureux d’être arrivé au bout de la deuxième grande séquence de plate-forme.

Des pics à gauche, à droite, au plafond… Un ennemi qui vous attend juste au bord… Un bonus qui va demander un peu de dextérité pour être attrapé sans perdre de vie… Tout ce qu’on aime !

Un modèle de gameplay

Et ce n’est pas à cause du jeu ! La maniabilité est tout simplement remarquable. Notre gargouille répond parfaitement. Le gameplay repose sur deux principes de base : elle peut planer et s’accrocher aux parois verticales. Il va donc falloir éviter des pièges mortels au sol et au plafond tout en faisant attention à une jauge de vol et à différents ennemis.

Lors des phases d’exploration aventure, les ennemis apparaissent sous la forme de mini niveaux à nettoyer, certains très simples d’autres plus retors.

Notre gargouille évolue régulièrement : elle va pouvoir sauter un petit peu plus loin, encaisser un petit peu plus de dégâts, disposer de tirs un peu plus puissants. Cela permet d’une part de faire évoluer le gameplay et d’autres part de proposer dès le début du jeu un vrai défi.

Concernant le gameplay, l’un des tirs évolués permettra par exemple de poser un support temporaire sur les parois piégées, permettant de s’y accrocher afin de prendre appui avant un nouveau vol plané. Le jeu se renouvelle ainsi en permanence tout au long des différents niveaux.

Concernant la difficulté, l’agression commence dès le premier niveau avec en boss de fin un gros poisson volant bien retors. Sachant qu’on ne dispose à ce moment là que de deux points de vie et qu’il n’est déjà pas évident de se présenter à lui sans avoir été touché auparavant, la moindre touche est donc mortelle.

Le monde des gargouilles

Firebrand perdu dans la bruyère

L’exploration en monde ouvert qui s’ensuit est agréable mais très dirigiste. Le jeu reste un long couloir. Entre chaque niveau il est possible de parler à des PNJ qui fourniront mot de passe pour pouvoir reprendre la partie au même stade. Ces phases permettent de faire retomber la pression tout en enrichissant l’univers du titre, qui semblerait beaucoup moins riche s’il avait simplement fallu enchaîner les unes après les autres les phases de plate-forme action.

Attention, cela peut aussi créer de la frustration car pour rejoindre les niveaux 2D il est nécessaire de réaliser une phase d’approche – potentiellement mortelle – et donc d’arriver aux passages difficiles avec peu de vie et peu de continue disponible.

Cette difficulté « à l’ancienne » fait évidemment partie de l’expérience, mais comme d’habitude l’emploi d’un émulateur permettra à ceux qui le souhaitent de parcourir le titre plus rapidement en privilégiant les « save state » au système de mots de passe original.

Conclusion

Gargoyle’s Quest est tout simplement l’un des meilleurs jeux de la Game Boy.

Même si je ne lui ai pas accordé autant de temps que je l’avais prévu, faute à cette actualité jeu vidéo débridée, les moments passés sur Gargoyle’s Quest restent fort agréables. J’ai apprécié retrouver cette ambiance très années 90 avec ce jeu bien réalisé, ce gameplay simple et efficace, procurant un plaisir de jeu immédiat.

Le marché du rétro étant ce qu’il est, il sera malheureusement difficile de le trouver complet (avec boîte et notice) à un prix raisonnable, mais la cartouche seule reste facilement accessible, et il est bien sûr jouable sur émulateur, ce qui permettra de diminuer fortement la complexité du titre pour ceux qui le souhaitent. Je n’y ai pas joué dans ces conditions, mais il serait possible de le finir en 3 ou 4 heures.

Enfin, certaines rumeurs laisseraient entendre que les abonnés Nintendo Switch Online pourraient un jour avoir accès à certains titres Game Boy, on croise très fort les doigts pour que cela arrive, et que Gargoyle’s Quest fasse partie du lot !

J’aimeJ’aime pas
Maniabilité exemplaire et richesse de gameplayDifficulté « à l’ancienne » : il peut être frustrant aujourd’hui de devoir faire des phases d’approche avant d’arriver aux difficultés
C’est beau ! Graphisme et musique superbes, parmi ce que la Game Boy propose de mieux 

NOTE : pépite / 20

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