Retour sur : Duck Tales

Parmi les nombreux jeux de plate-forme ayant rythmés la vie de la NES, j’aimerai revenir aujourd’hui sur Duck Tales, un titre de Capcom sorti en 1989. Il s’agissait d’un jeu à l’époque magnifique, et qui comme de nombreux jeux en 2D a plutôt bien vieilli graphiquement – dans le sens où il est possible d’y jouer sur écran cathodique sans avoir les yeux qui piquent. Sur un écran HD moderne, comme avec tous les jeux de cette époque, j’ai personnellement beaucoup plus de mal.

On y incarne le héros Disney préféré des enfants qui ont du goût et de l’argent de poche, à savoir Picsou. Je suis d’accord avec vous, Mickey et Donald auraient pu être des choix plus fédérateurs, mais pas de panique tout vient à point à qui sait attendre puisqu’ils auront droit à plusieurs jeux d’anthologie sur la meilleure des consoles 16 bits, la Sega Megadrive évidemment.

Cela dit, le but du jeu étant de collecter un certain nombre de trésors, le choix du canard radin reste tout à fait pertinent. Picsou étant d’un certain âge, il ne se déplace pas sans sa canne, qui va être un élément central de gameplay.

Allez, aujourd’hui ce sera l’Amazonie !

Hub hub hub… hourra !

Contrairement à de nombreux jeux de ce style fortement linéaires, dans lesquels on doit généralement parcourir chaque niveau les uns après les autres dans un ordre bien établi, la difficulté allant généralement crescendo, Duck Tales propose relativement peu de niveaux – cinq – et les rend tous accessibles d’entrée de jeu.

L’écran d’introduction présente Picsou devant un ordinateur géant prétexte au choix de sa destination, soit du monde dans lequel il va rechercher le prochain trésor légendaire à collecter. Chaque monde n’est composé que d’un seul niveau. Cela peut sembler peu, mais il faut du temps pour les explorer totalement, et chacun s’avérant une petite merveille de level design, cela permet d’apprécier l’expérience sans qu’elle ne devienne pénible. Enfin, si vous passez outre la difficulté qui comme pour de nombreux jeux NES était assez relevée.

Ce hub central avant l’heure reste fort agréable puisqu’il a permis à de nombreux joueurs de pouvoir au moins s’essayer à chacun des mondes, contrairement à d’autres titres qui même très populaires étaient rarement joués au-delà des premiers niveaux – n’est-ce pas Tortues Ninja ?

Ne vous laissez pas tromper par la qualité de la photo : en vrai, c’est beau !

Un festival de canne

Le gameplay va donc user et abuser de la canne précédemment évoquée. Comment ? Un bouton permet de sauter, et en appuyant sur bas alors qu’il est en l’air le joueur permet à Picsou d’orienter sa canne vers le bas. Cela lui permettra d’une part de battre la majorité des ennemis en leur retombant dessus, et d’autre part de rebondir sans subir de dommages en passant sur des sols dangereux, hérissés de pieux par exemple.

Au début, c’est un peu déroutant. Mais Capcom étant Capcom, notre canard répond au doigt et à l’œil. Assez rapidement, on saute où l’on veut, on évite les ennemis, on envoie des pierres sur des araignées géantes, on saute de liane en liane… ah non, le saut de liane me semble toujours un peu pataud dans ce jeu, n’est pas Tarzan qui veut !

La canne permettra aussi en se plaçant à côté de certains ennemis ou de certains objets d’interagir avec eux, par exemple en envoyant un boulet sur une momie qui y est enchaînée, ou en faisant tomber la tête d’une statue pour révéler un bonus.

On rencontre régulièrement d’autres membres de la « bande à Picsou »

Le tour du monde en cinq étapes

Commençons par l’Amazonie. Picsou se retrouve dans la jungle, attaqué par de grands singes, des abeilles, des serpents – on s’y croirait ! Assez vite, on est confronté à des choix d’exploration : il est possible d’explorer des galeries souterraines, ou au contraire de s’agripper à des lianes pour monter dans un temple abandonné.

Le jeu est généreux : en sautant, on découvre régulièrement des bonus cachés. On peut aussi trouver des passages cachés en escaladant des éléments de décor et en sautant sur le cadre de l’écran, un peu comme pour aller chercher les fameuses warp zones de Mario. En plus d’être plaisant à jouer, c’est donc très gratifiant car on peut soit se concentrer sur l’objectif final du niveau, soit sur le plaisir de l’exploration, souvent récompensée.

Le monde suivant, celui du manoir de Dracula – enfin Miss Tick version vampire – rajoute un élément de gameplay généralement assez pénible : un aspect labyrinthe sous la forme de miroirs magiques communicants par paire. Dans Duck Tales, les développeurs ont eu l’intelligence de ne pas abuser du système : d’une part le chemin correct est relativement simple à trouver, et d’autre part les mauvais chemins permettent de découvrir passages secrets et bonus cachés, limitant ainsi la frustration.

Troisième monde : les mines africaines, qui impose d’avoir déjà obtenu un objet en Transylvanie. Comme tout bon niveau se situant dans des mines, on y aura bien sûr droit à un passage en chariot, mais bon ce n’est pas mon favori, je le trouve assez classique.

Pas de clé, pas de chocolat !

Le quatrième monde, celui de l’Himalaya, relance le gameplay en bloquant Picsou lorsque sa canne se plante dans la neige, ce qui arrive tout le temps puisqu’il y en a partout ! Autrement dit, le jeu te punit une fois que tu as bien pris l’habitude de son principal élément de gameplay et te force à l’utiliser avec parcimonie, uniquement sur les ennemis, relançant ainsi l’intérêt. Evidemment, comme tout bon monde froid se respectant, lorsque le sol n’est pas couvert de neige il est glacé, ce qui fait glisser Picsou vers divers pièges – l’enfer !

Le dernier monde, celui de la lune, demande en fait d’explorer l’intérieur d’un vaisseau extra-terrestre. Niveau plutôt classique, avec néanmoins une subtilité : il est nécessaire d’aller récupérer un objet à l’extérieur du vaisseau, derrière un épisode de plate-forme à la difficulté très TRES relevée.

Caché dans chacun des niveaux, Flagada Jones permet de changer de monde si vous le souhaitez

Je vais être honnête : comme vous l’aurez compris, j’adore ce jeu et le recommande absolument, mais comme la majorité des titres auxquels j’ai joué sur NES dans ma jeunesse, je n’en n’avais jamais vu sa fin à l’époque. Y jouer sur émulateur m’a permis de le redécouvrir avec plaisir, et je ne peux que recommander l’expérience à ceux et celles parmi vous intéressés par les classiques du genre plate-forme.

Duck Tales est notamment présent sur la compilation « Disney Afternoon Collection » disponible sur PC, Playstation et Xbox, régulièrement en solde à petit prix sur les boutiques en ligne dédiées à chacun des systèmes. Vous y passerez au moins une ou deux heures très agréables.

Pour les plus curieux, sachez que DGJX y a consacré une vidéo « one life », visible sur la chaîne YouTube de Green Hill Memories, dans laquelle il termine le jeu tranquillement en une quinzaine de minutes, mais bon tout le monde le sait cet homme n’est pas humain.

L’entrée du vaisseau extra-terrestre sur la lune

Conclusion

Duck Tales est tout simplement l’un des meilleurs jeux de plate-forme de l’époque 8 bits.

Beau, agréable à jouer, idéal pour de petites sessions de jeu pleines de nostalgie, disponible en version émulée sur les systèmes actuels : avis aux amateurs, essayez-le, vous aurez le plaisir de goûter au meilleur de la NES !

J’aimeJ’aime pas
ManiabilitéAssez court
Graphisme 
Level design

NOTE : 13or légendaire / 20

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