Retour sur : Xevious

En 1983 sortait dans les salles d’arcade japonaises Xevious, un shoot à scrolling vertical qui allait connaitre un énorme succès, et donc des adaptations sur à peu près toutes les consoles du marché, sans compter diverses déclinaisons sous forme de mangas, romans…

Retour au début des années 80

Si je vous en parle aujourd’hui, près de quarante ans après, c’est qu’il est disponible sur la compilation Namco volume 1 sortie en 2020 sur la console portable Evercade, dédiée aux jeux rétro / indépendants. Alors, rejouer en 2021 à Xevious, est-ce bien raisonnable ?

Solvalou was here

Passons sur le scénario, Xevious propose au joueur de prendre les commandes du vaisseau Solvalou pour défendre la Terre contre des hordes d’extraterrestres – en réalité une ancienne civilisation de retour après une (longue) escapade spatiale. De toute manière, pas de longue introduction, l’action démarre immédiatement après l’écran titre. On survole quelques secondes une forêt, puis on se retrouve tout de suite confronté aux premiers ennemis.

Graphiquement, pas de surprise, on est bien dans les années 80 : les sprites sont petits, les décors anguleux, le nombre de couleurs limité. Cela reste néanmoins fort plaisant : le scrolling est fluide, l’action est lisible.

Solvalou est doucement maniable : il répond bien, mais se déplace relativement lentement. Slalomer entre les tirs demande de bien lire l’action afin d’anticiper pour ne pas se retrouver coincé dans une situation impossible.

Les fameuses plaques indestructibles

Deux armes sinon rien

Un des grands plaisirs du genre et la variété de l’armement. Xevious est plutôt radin sur ce point, le joueur découvrant d’entrée de jeu l’intégralité de son arsenal : un blaster pour tirer devant soi et un viseur permettant de larguer des bombes au sol. C’est simple, et on comprend tout de suite qu’il faudra simultanément gérer les deux plans, sol et aérien, pour progresser.

Les ennemis peuvent tous être détruits d’un seul coup bien placé, à l’exception de plaques tournoyantes pour le coup indestructibles – et ce malgré une légende selon laquelle il fallait les toucher 256 fois pour les faire exploser, ce qui est impossible et a été démenti depuis par Masanobu Endô, l’auteur du jeu.

Xevious est typique de l’époque des salles d’arcade : un gameplay immédiatement compréhensible et suffisamment accrocheur pour que le joueur ait envie d’enchainer les parties, et donc d’y dépenser toutes ses pièces sans aller voir la machine d’à côté.

Du fun donc, de l’action sans temps mort, et une certaine difficulté bien dosée afin de ne pas décourager les joueurs moins doués tout en proposant un bon défi aux meilleurs pour ne pas les laisser monopoliser trop longtemps la borne en ne payant qu’une seule partie !

Intelligence artificielle ?

Afin d’optimiser cet équilibre, le programme est capable de s’adapter dans une certaine mesure au joueur : s’il est assez bon, le jeu lui enverra plus rapidement des ennemis plus coriaces. Aujourd’hui on parlerait d’intelligence artificielle, Xevious était simplement en avance sur son temps !

Et ça fonctionne : j’ai effectivement remarqué dès le deuxième niveau que des petits vaisseaux kamikazes n’apparaissent qu’une fois sur deux. Ce système est donc fort appréciable, j’aime bien pouvoir avancer sans avoir l’impression d’arriver au bout de ma vie toutes les quinze secondes.

Maintenant ne nous trompons pas : Xevious reste un jeu d’arcade, pas une promenade de santé, et sans savestate je ne serai pas allé très loin. Le jeu a beau être plaisant, j’avoue ne plus avoir le courage de passer deux heures à recommencer en boucle les premiers niveaux comme à la grande époque. Comme d’habitude, l’émulation offre un confort appréciable pour découvrir ce genre de titre.

Combat typique : il faut jongler entre les missiles pour les ennemis aériens et la bombe pour faire exploser la base ennemie

Conclusion

Xevious est une légende de l’histoire du jeu vidéo, et du shoot’em up en particulier. Y rejouer pour de courtes sessions sur console portable est un réel plaisir.

Les débutants pourront découvrir le plaisir d’un gameplay simple et accrocheur, donnant à chaque game over envie de réessayer pour aller un petit peu plus loin qu’à l’essai précédent.

Si les amateurs du genre qui ne connaitraient pas encore Xevious trouveront sans doute l’expérience un peu simple, je leur recommande néanmoins de la tenter. Découvrir ce grand classique leur permettra de mieux apprécier les subtilités d’un Thunderforce ou d’un Musha Aleste par exemple.

J’aimeJ’aime pas
Intérêt historiqueBoucle infinie
GameplayArmement peu varié
Prise en main rapide
Challenge

NOTE : Zolbak / 20

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