Chronique: L’apocalypse selon Godzilla, le Japon et ses monstres

C’est en 1954 que Godzilla a fait ses premiers pas sur grand écran. Né de l’imagination de Tomoyuki Tanaka, c’est aujourd’hui Nicolas Deneschau et Thomas Giorgetti qui lui rendent hommage dans ce magnifique ouvrage publié par Third Éditions. Retour sur la genèse du roi des monstres!

C’est dans un Japon encore traumatisé par l’utilisation des deux bombes atomiques sur sa population qu’est né Gojira. Après un bref voyage vers le passé retraçant les séquelles d’un enfant dans les villes d’Hiroshima et de Nagasaki que nous en apprenons d’avantage sur la naissance de ce monstre aux allures de dinosaure qui n’est autre que le symbole de l’Apocalypse et de la folie de l’homme…

Des débuts difficiles !

Même si les films de monstres sont devenus monnaie courante de nos jours (on ne compte plus les très nombreux films de série B et Z mettant de place ce genre de créatures) c’est en 1933 que ce genre de film débarque avec King Kong, majestueux roi des singes sur lequel nous reviendrons plus tard…

Tanaka essuie a l’époque les refus et c’est finalement la Toho qui lui offrira la chance de pouvoir réaliser son film. L’idée de base est simple: une créature revient à la vie et s’apprête à semer la destruction sur Tokyo. Une idée basique en somme mais dont devra s’inspirer Kazuyoki Abe qui lors de ses premiers dessins préparatoires dévoile une créature à l’allure simiesque qui est donc bien loin du monstre que nous connaissons.

Même si l’équipe chargée de réaliser le film souhaite offrir un spectacle digne des films d’Universal, elle n’en a pas le budget. Sans parler des conditions météorologiques obligeant les comédiens à tourner sous une chaleur écrasante mais avec pas mal d’humidité c’est le temps de tournage qui n’est pas proportionnel aux ambitions de Tanaka qui souhaite utiliser la technique du stop-motion initiée par Willis O’Brien sur le tournage de King Kong. Sept ans seraient nécessaires pour un tel résultat mais ils ne disposent que de trois mois pour boucler le tournage. Faute de temps et d’argent, c’est donc d’un simple costume (qui faisait tout de même dans les 150kg et lui a valu de nombreuses blessures) que sera affublé le comédien chargé de donner vie à la bête. Une anecdote permettant de découvrir le tournage chaotique de ce classique qui n’est qu’un aperçu des très nombreuses informations que recèle l’ouvrage. On ne peut que féliciter les auteurs pour de travail titanesque en amont…

Monstres et Cie!

Meme si le film n’est pas un immense succès faisant figure d’ovni auprès de la population, il ne faudra que six mois à Gojira pour revenir à l’écran. On assiste alors a la naissance kaiju eiga (terme employé pour les films de monstres, instant exclusivement la technique de suitmation et faisant se confronter plusieurs créatures à grands renforts de destruction).

En effet afin de ne pas sombrer dans la répétitivité, d’autres créatures rejoindrons notre icône de la pop culture pour nous offrir des affrontements plus épiques les uns que les autres. Ce club des monstres débutera avec Kong au début des années 60 (après le rachat des droits auprès de la Toho en 1955 par un investisseur américain) mais qui donnera ensuite vie aux grands noms du genre que nous connaissons tels que Mothra, Ghidorah ou encore Mechagodzilla que vous pourrez retrouver également dans l’excellent Godzilla vs Kong sorti cette année !

Un incontournable pour les fans?

J’avoue qu’en tant que fan de Godzilla, j’étais curieux de découvrir ce livre qui ne se contente pas d’énumérer les différentes apparitions de Godzilla au fil du temps. Véritable hommage a ce monstre du septième art, l’ouvrage de Nicolas Deneschau et Thomas Giorgetti est La référence a posséder absolument que vous soyez fan ou amateur de beaux livres.

En effet, comment chaque publication, Third Edition nous permet de découvrir L’apocalypse selon Godzilla – le Japon et ses monstres dans deux versions aussi séduisantes l’une que l’autre. La couverture classique est signée Christopher Shy. Et une alternative pour la first print, de Guy Pascal Vallez. Bien que différentes sur le plan visuel, les deux éditions proposent un contenu similaire qui vous permettra de tout savoir sur cette légende qui soufflera prochainement sa 70ème bougie.

Conclusion

A travers plus de 300 pages, les auteurs nous offrent un magnifique voyage initiatique dans un univers qui n’a cessé de s’étendre au fil du temps. De l’éclosion du projet aux anecdotes de tournage, bon nombre de trésors que vous soyez fans ou que vous ayez simplement envie d’en apprendre d’avantage sont a découvrir dans ce magnifique ouvrage que vous pouvez acquérir pour la modique somme de 29€90 sur le site de l’éditeur et auprès de vos libraires habituels. Merci aux auteurs ainsi qu’à Third Éditions pour cette magnifique découverte que je vous invite à lire si vous survivez à la prochaine attaque de Godzilla…

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