Test : Resident Evil Village

Et dire que ça fait un quart de siècle cette année que la licence Resident Evil a vu le jour sur nos consoles, et quelle licence! Entre ses rebondissements scénaristiques, la montée en puissance de ses différents protagonistes, héros comme méchants, nous avons eu droit à beaucoup de belles phases, comme de moins belles, mais pour autant, l’univers passionne toujours autant. Alors, pour les 25ans du jeu, est-ce que Resident Evil Village marquera le coup de ce nouvel anniversaire?

Ethan Winters est de retour

Attention, les lignes qui suivent contiennent de nombreux spoilers, vous pouvez dès à présent arrêter votre lecture et faire demi-tour, ou continuer, à vos risques et périls…

Trois années se sont écoulées depuis les événements Resident Evil Biohazard en Louisiane. Après avoir été emmenés par Chris Redfield, Ethan Winters et sa femme sont devenus des personnes totalement différentes, qui suivent à la lettre les indications qu’on leur communique. Alors que les tourtereaux ont eu une petite fille, un soir où tout semble calme, ceux-ci se font attaquer dans le domicile conjugal, Mia se faisant abattre, la fille d’Ethan se faisant enlever, et celui-ci embarqué par une équipe de mercenaires. Ainsi commence l’aventure.


Au lancement du jeu, disons le franchement, on nous balance directement dans le feu de l’action. Il ne faudra qu’une petite dizaine de minutes au joueur pour s’imbiber de l’atmosphère environnante que l’on fait en sorte de nous retranscrire, et qui sera l’ambiance active du jeu tout au long des nouvelles péripéties d’Ethan. Effusions de sang, action à gogo, et surtout, frissons garantis, un joli petit cocktail qui annonce très vite que l’on ne va pas s’ennuyer dans ce nouveau volet que nous démarrons, et les choses se goupillent si vite qu’Ethan tombe très vite de haut.


Comme vous le savez certainement déjà, Ethan Winters est le genre de personnage que l’on adore maltraiter, et cette règle ne sera pas dérogée durant ce nouveau volet. Doigts arrachés sauvagement, suspension des mains à des crochets, tiré par les jambes par des crochets, et une fois de plus, main coupée, mais le bougre commence à avoir l’habitude n’est-ce pas? Et encore, on est loin de tout ce que vivra notre protagoniste durant son périple.

De nombreux clins d’œil sur du déjà vu

Une fois n’est pas coutume, Capcom sait faire dans le déjà-vu mais en nous donnant envie d’en apprendre toujours plus. Prenons un exemple bien concret du jeu et qui avait enthousiasmé de nombreux joueurs. Dans Resident Evil 4, nous avions eu droit à un vendeur (appelons-le Welcome), qui était présent régulièrement pour nous vendre du matériel, nous en racheter, ou encore améliorer nos armes. Ce système est de retour, et quelle n’a pas été la surprise de voir que ce système avait évolué. En effet, au-delà de ce qui s’est dit, des recette seront proposées par le vendeur pour fabriquer de nouveaux éléments. S’ajoute à ce personnage une facette assez particulière et non déplaisante, celui-ci interviendra régulièrement dans l’histoire du jeu pour faire avancer le synopsis.


Ajoutons à cela le retour de la combinaison des poudres, qui permettra la création de nouvelles munitions, un système qui avait vraiment fait l’unanimité à son arrivée et qui avait manqué à bon nombre d’entre nous. Enfin, et pour revenir encore une fois sur Resident Evil 4, quel n’a pas été la surprise de se faire encercler par les « villageois » dès le début du jeu et se retrouver dans une cinématique digne de ce nom, à savoir le tintement de la cloche rappelant ses sbires pour laisser notre héros en paix quelques instants, et nous permettre de respirer tranquillement. Quelques petits clichés appréciables qui rappellent le génie de Capcom et sa grandeur.

Un bestiaire riche et varié

On le comprend très vite dans le jeu, ici, pas question de zombies, mais bien de lycans. Ces créatures à moitié humaine mais aux canines féroces sont tout bonnement ce que l’on appellerait des loups-garous dans notre jargon habituel, et ça change énormément soyons honnête, j’ai d’ailleurs eu un peu de mal à ce niveau car on s’éloigne de la vraie nature de Resident Evil avec cela, mais bon, il faut bien faire évoluer les choses, et ça fait déjà un moment que Capcom a décidé de changer de direction. S’ajoute à cela des personnages hauts en couleurs, dont une personne qui est bien connue de la toile à présent : Dame Dimitrescu.
Du haut de ses 2m90, cette ravissante créature sera aussi démoniaque que son âme. Entourée de ses trois filles, celle-ci ira puiser dans vos ressources pour que vous puissiez lui échapper, et sera votre pire bourreau si vous n’êtes pas assez vigilant. Tout comme le père de la famille Baker ou encore Monsieur X, préparez-vous à être chassé de manière récurrente et permanente par cette bonne femme machiavélique. Pour ne pas trop vous en dire, sachez qu’il existe d’autre protagonistes tout aussi charismatiques, dont un personnage qui mafois était vraiment bien amené, qui porte le nom d’Heisenberg, mais je vous laisse le plaisir de venir le découvrir in game.

Une réalisation à couper le souffle

Soyons totalement honnête, ce test a été réalisé sur PS4, et je dois dire que j’en ai vraiment eu pour le plaisir des yeux. Les différents viewers qui sont passés voir mes différentes sessions l’auront remarqué comme moi, mais certains plans de jeu, de caméra, donnent envie que l’on s’arrête de joueur uniquement pour visualiser le paysage. C’est très beau, le jeu de couleur penchant régulièrement sur la grisaille n’est pas si dérangeant en soi car cela colle bien au thème abordé, et on a vraiment l’impression de se retrouver dans un compte de vampire et loup-garou, ou plutôt façon Van Helsing.


D’un autre point de vue, on reste sur la jouabilité du volet précédent, et même si j’étais dubitatif à partir de l’arrivée de Resident Evil Biohazard, je dois dire que la vue à la première personne change la jouabilité, mais est également très plaisante, car c’est beaucoup plus immersif. Bravo pour cela encore.

Conclusion

Resident Evil Village était le jeu que j’attendais le plus cette année. Fervent défenseur de la cause Resident Evil, autant dire que j’ai pris énormément de plaisir à le jouer, à en faire des lives, et à vous donner mon avis ici aujourd’hui. Loin d’être le jeu parfait, celui-ci regorge de bonnes idées, Capcom nous montre encore l’étendue de son pouvoir, et surtout, nous met entre les mains Chris Redfield pour une vingtaine de minutes dans le jeu, et c’est vraiment plaisant de le reprendre en main après tant d’années. Au travail à présent, et amenez-nous un Resident Evil 9 hors du commun…

Ma Note : 18/20

J’ai aimé :

  • La suite des aventures d’Ethan Winters.
  • Le nouveau bestiaire amené.
  • Les différents clins d’œils aux anciens titres.
  • Les graphismes et la jouabilité.
  • L’ambiance oppressante et menaçante.

Je n’ai pas aimé :

  • Quelques incohérences scénaristiques.

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