Mundaun, l’horreur folklorique

C’est par le biais de sa direction artistique que l’atypique Mundaun s’est fait remarquer en ce début d’année. Avec ses graphismes « faits main » et une ambiance qui n’est pas sans rappeler le premier opus de la saga Silent Hill, la petite pépite réalisée par le Suisse Michel Ziegler attire autant qu’elle intrigue. Mais ce voyage dans les tréfonds du folklore alpin est-elle à la hauteur de nos attentes?

Le diable fait du ski!

Comme vous l’aurez compris, l’intrigue de Mundaun prend place au fin fond des Alpes Suisses, région tenant une place importante dans le coeur du développeur qui y passait une bonne partie de ses vacances étant enfant. On découvre donc ce cadre idyllique dans la peau de Curdin qui retourne au pays après avoir reçu une lettre du prêtre local l’informant du décès de son grand-père. Une mort qui peut sembler anodine mais qui cache de lourds secrets dont la mystérieuse malédiction qui pèse sur le village et ses habitants…

Une fois descendu du bus, on prendra plaisir à découvrir la flore de cette jolie contrée entièrement réalisée à la main. Même si Mundaun tout comme Twin Peaks reste une ville fictive, on ressent clairement l’inspiration de l’auteur qui a su retranscrire avec brio ses souvenirs d’antan que nous prenons plaisir à contempler manette en main. Un travail d’orfèvre qu’on ne peut que saluer tant pour son identité visuelle que pour le dialecte utilisé tout au long de l’aventure. En effet, Miche Ziegler a été au bout de son idée allant jusqu’à retranscrire le dialecte local alias le Romanche qui a cependant été sous-titré afin de rendre l’aventure plus agréable et confortable pour les joueurs…

L’homme en noir fuyait à travers la montagne!

Tel Roland de Gilead dans sa quête de la tour sombre (oeuvre emblématique de Stephen King), Curdin tentera ici de retrouver le mystérieux homme au chapeau noir qui serait responsable de la mort de votre grand-père dont la dépouille gît dans une grange calcinée perdue au milieu de nulle part.

Son lien avec l’incident et les circonstances de ce dernier restent assez mystérieuses restent assez sombres mais vous qui lisez ce test, abandonnez tout espoir de spoilers car il vous faudra découvrir par vous même les tenants et les aboutissants de ce walking simulator afin de garder une petite part d’ombre…

Concernant la modélisation, il faut avouer qu’elle n’est pas à couper le souffle mais l’auteur à su installer une ambiance assez sombre avec ces graphismes assez sommaires de prime abord mais qui offrent au joueur une expérience pour la moins unique. Pas de jump scare à chaque zone mais un climat oppressant malgré une technique perfectible…

Une jouabilité perfectible!

Même si j’ai été complètement séduit par le titre pour son ambiance et l’expérience qu’il propose, c’est sa jouabilité qui lui fait défaut. Vendu comme un survival horror, nôtre protagoniste est pour le moins maladroit. Même s’il faudra peu de temps pour vous familiariser avec le maniement des quelques armes présentes dans le jeu, vous vous retrouverez assez facilement pétrifié suite à la présence de certains ennemis sans trop comprendre ce qui vous arrive. Ces derniers cependant disposent d’une IA assez perfectible et seront au final peu nombreux. Mieux vaut cependant privilégier l’infiltration afin d’éviter toute mauvaise surprise ce qui arrive assez fréquemment suite aux nombreux bugs sur lesquels nous reviendrons plus tard…

Gérer vos réserves sera primordial afin de progresser convenablement dans les différentes zones que proposent le jeu. Divers points de stockage seront accessibles et il sera nécessaire de stocker bois, allumettes et surtout le café qui permettra de réduire l’état de peur chez Curdin. Concernant les énigmes, il ne faut pas vous attendre à des casse-tête trop retors. Vous serez assez assisté dans l’ensemble par la présence de bougies à la tombée de la nuit par exemple mais surtout via les différentes notes qui composeront votre carnet au fil de l’aventure. Il vous sera même parfois impossible d’accéder la zone suivante, Curdin affirmant qu’il a oublié telle ou telle chose ce qui vous amènera parfois à errer de longues minutes dans une zone précise pour découvrir la suite. Une mécanique bien sympathique mais parfois trop scriptée. J’aurais aimé que l’exploration soit un peu plus conséquente ne serait-ce que pour prolonger un peu la durée de vie qui est d’environ 6 voire 8 heures selon votre manière de jouer…

Conclusion!

Avec sa campagne marketing accrocheuse, Mundaun nous a vendu du rêve plusieurs semaines avant sa sortie et même si le titre ne sera pas mon coup de coeur 2021, je tiens à saluer le travail accompli par Michel Ziegler qui m’a fait passer un agréable moment. Malgré une jouabilité perfectible et quelques soucis dont l’incapacité à progresser d’une zone à l’autre (ce qui m’a obligé à reprendre le jeu de zéro), j’ai été séduit par la direction artistique du titre qui nous offre une aventure pour le moins originale. Un premier essai plutôt positif dans l’ensemble qui séduira à coup sur les plus curieux d’entre vous…

J’AIMEJ’AIME PAS
La direction artistique audacieuse mais réussieLes énigmes assez simples
L’ambiance folkloriqueLes ralentissements et plantages
Une bonne rejouabilité

Note : 13/ 20

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