Werewolf: The Apocalypse – Earthblood: Un RPG qui se met au vert

Après l’excellent Styx qui m’avais conquis en 2014, c’est avec grand plaisir que je suis lancé dans le mystérieux Werewolf: The Apocalypse – Earthblood. Aux commandes: la fine équipe du studio Cyanide et son nouveau propriétaire BigBen Interactive qui nous offre ici une adaptation du célèbre jeu de rôle contemporain-fantastique Werewolf : the Forsaken (second volet des Chroniques des ténèbres) sorti en 2005. Mais cette adaptation parvient-elle à préserver l’équilibre entre notre monde et celui des esprits?

Lycans vs Endron!

Dixit ici le traditionnel combat opposant les lycans à d’autres créatures fantastiques. On découvre à travers une cinématique d’intro (plutôt réussie visuellement) contée par Gaia, que vous devrez prendre les armes (enfin les griffes) contre Endron, une multinationale sans scrupules qui ravage nôtre terre et de ce fait fragilise l’équilibre selon Mère Nature. Pour mener à bien cette mission, vous incarnerez Cahal! Mi-homme mi-loup aux allures de biker qui fera tout son possible pour restaurer la paix. C’est épaulé par un petit groupe d’écos-terroristes (qui n’est pas sans me rappeler Avalanche dans le cultissime Final Fantasy VII) que vous devrez éradiquer cette menace qui bien entendu ne sera pas seule…

Il est temps de mettre un terme à la menace Endron

Un RPG enragé!

Nous en venons ici à l’un des points essentiel du titre: son identité! Présenté comme un action-rpg depuis ses débuts, sachez que l’aspect « jeu de rôle » repose essentiellement sur l’arbre de compétences qui aura pour vocation d’améliorer les compétences de Cahal! Vous pourrez de ce fait améliorer ses capacités de régénération, étendre votre zone de dégâts et bien d’autres fonctionnalités ce qui ne sera pas de trop pour avancer dans le jeu dans des conditions optimales.

Cela ne m’a pas gêné pour ma part mais pourrait en rebuter certains qui en attendaient plus de cet aspect mais la partie action est clairement rythmée et nous offre un titre de qualité. Mais il est clair que Werewolf puise plus son inspiration dans un Devil May Cry que dans un Final Fantasy

Promenons nous dans les bois!

Concernant l’aspect scénaristique du titre, vous passerez la majeure partie du jeu dans les bois. L’occasion de découvrir pas à pas les différents intervenants mais aussi d’en apprendre d’avantage sur l’ennemi. Même si le dernier tiers du jeu prend une toute autre dimension, j’aurais aimé un peu plus de diversité sur ce point. Mais le plus regrettable réside dans le manque de liberté! Werewolf reste prisonnier d’un scénario trop scripté que vous obligera (trop) souvent à vous rendre d’un pont A vers un point B, de nettoyer une zone,… Et offre de ce fait peu de liberté de mouvement entre deux quêtes en dehors de la chasse aux esprits… Un aspect du titre que je trouve dommage car il y avait selon moi matière à prolonger l’aventure avec quelques activités annexes supplémentaires ce qui offrait sur long terme une durée de vie un peu plus conséquente (comptez +/- 8 heures pour venir à bout de la trame principale…).

Une réalisation perfectible!

Je me souviens avoir été assez mitigé par Call of Cthulhu l’une des précédentes réalisations du studio dont j’attendais beaucoup mais qui recelait quelques pat d’ombre. Depuis, Nacon et Cyanide ont appris de leurs erreurs passées et nous offrent ici un jeu plus abouti mais qui reste perfectible sur certains points…

Je garderais en mémoire, la jolie séquence d’introduction, les premières heures de jeu. Mais comme certains sprinters lors d’un marathon, le jeu s’essouffle avant d’atteindre la ligne d’arrivée. Le manque d’expression de certains visages, des dialogues assez creux dans l’ensemble… Mais on retiendra tout de même de belles séquences comme la transformation de Cahal qui est d’un naturel affolant mais aussi une bande son en parfaite adéquation avec les phases de combat.

Trois pour le prix d’un!

Ce que je tiens à saluer c’est la campagne de communication autour de Werewolf. De magnifiques présentations, des carnets de développeurs plus qu’attrayant et s’il y à un bien un point sur lequel on ne nous a pas menti: c’est le gameplay et les phases de transformation de nôtre héros!

On retiendra de suite la plus basique d’entre elle: la forme humaine, suivie de la forme lupus qui est apparentée à un loup mais surtout la forme Crinos qui offrira une boucherie sans précédent à chaque changement. La forme lupus vous permettra de tenter d’aborder les niveaux en jouant la carte de l’infiltration. Mais en toute franchise, passer de longues minutes à chercher le conduit qui permettra de surprendre l’ennemi, désactiver les tourelles ou encore détruire chaque caméra qui surplombe la pièce deviendra très vite éreintant et vous incitera à libérer votre instinct animal pour écharper en une fraction de secondes les quelques soldats prêts à en découdre…

Mieux vaut libérer la bête qui est en vous plutôt que jouer la carte de l’infiltration dans certains cas

De ce fait, le jeu s’oriente clairement vers un beat’em all. Même si les commandes restes assez simples (coup rapide, coup fort, esquive,…), il faut rester vigilant et savoir alterner les mouvements en fonction des ennemis qui vous entourent et ainsi éviter les balles en argent et complications diverses… Des séquences de combat clairement jouissives mais qui dans la durée deviendra clairement répétitives. Malheureusement on tourne vite en rond!

Conclusion

En dehors des aspects négatifs que j’ai abordé sur la seconde partie de ce test, j’avoue que Werewolf: The Apocalypse – Earthblood reste pour ma part une très belle découverte en début d’année. Le JDR a été retranscrit avec brio à travers ce jeu et on ressent la passion que les développeurs ont cherchés à nous transmettre avec ce dernier. Même si je regrette le manque diversité dans les différentes quêtes et l’absence d’un monde plus ouvert, je ne peux que vous conseiller d’aller vous défouler sur ce titre en espérant ‘arrivée prochainement d’un contenu additionnel ayant pour vocation d’étoffer la base d’un jeu prometteur mais qui peut nous en offrir d’avantage vu son potentiel!

Ma Note : 14/20

J’ai aimé :

  • Fidèle au JDR
  • De belles cinématiques
  • L’aspect écolo du titre
  • La bande son

Je n’ai pas aimé :

  • Un aspect RPG peu abouti
  • Trop scripté
  • Un peu court

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