Test : Blacksad under the skin

Découverte totale pour moi qui m’a été attribuée par Microïds. Blacksad est un univers que je ne connaissais que par la BD que j’avais pu voir au furet du nord, mais je ne m’y étais jamais attardé. Place a la présentation du jeu qui ne m’a pas laissé indifférent….

 

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Polar noir sur fond animalier

 

Intrigue digne d’un bon roman policier, supercherie à tout va et trahison à tour de bras, voilà le décor que l’on nous propose et qui est propre à la licence. Tout commence dans un New York des années 40. Un célèbre coach de boxe, Joseph Dunn alias « Joe« , est retrouvé mort dans la salle où il exerce. La piste du suicide est établie, mais plusieurs indices laissent à croire le contraire. Un boxeur disparaît après ce mystérieux incident, et la fille du coach endeuillée est persuadée qu’il y a anguille sous roche. John Blacksad, détective privé dont on prendra le contrôle, se verra confier cette enquête à résoudre pour comprendre ce qui a réellement pu avoir lieu. On ne perd pas de temps, le décor se voit très vite posé, et l’ambiance du jeu se dévoile au bout de quelques secondes de cinématique, durant lesquelles un homme rhinocéros entre en trombe dans le bureau de Blacksad pour tenter de lui faire ravaler son sourire. On comprend rapidement que l’ambiance sera très sombre, et les vêtements d’époque de chaque protagoniste laissent à rappeler la génération Al Capone où la mafia était plus que présente sans se cacher aux yeux du monde. Ce qui m’a beaucoup plu dans cet univers qui m’était totalement inconnu, c’est vraiment cette façon très subtile qu’a eu l’auteur de cette BD en ayant fusionné des animaux avec l’ossature d’hommes. Pour moi, le résultat est impeccable, et on se retrouve avec beaucoup de charisme, et surtout l’envie de suivre l’aventure qui est proposée.

 

 

Mécanismes intéressants mais manque de fluidité

 

L’originalité de ce jeu repose sur deux principes très simples mais tellement efficaces que l’on retrouve ceux-ci assez facilement maintenant dans les jeux actuels. Commençons par le premier, qui est un système de QTE très efficace. La prise de décision se doit rapide et à choix multiples. Jusque-là, rien d’anormal, sauf que, et j’avais déjà bien apprécié cela dans Until Dawn, chaque choix aura pour effet de se répercuter sur le fil de l’histoire, on peut donc parler d’effet papillon en fonction des choix établis. En soi, cela permet de vivre des histoires vraiment différentes d’un joueur à un autre, et c’est plutôt plaisant! Pour en avoir discuté avec un ami qui s’était lancé sur le jeu plus ou moins à la même période, nous nous sommes retrouvés à avoir des situations vraiment spécifiques et qui donnait à la simulation une plus-value non négligeable. Par contre, et là je pense qu’il y avait un coup de maître à jouer, les animations n’y sont pas. Je trouve personnellement qu’il manque vraiment de dynamisme au niveau de l’animation générale. La gestuelle des personnages est un peu lente en fonction de certains événements, comme lorsque Blacksad fume sa cigarette pour ne donner que cet exemple, et c’est bien dommage car c’était là-dessus qu’il aurait fallu appuyer pour faire de ce bon jeu une perle. De même, et bien que cela ne reste qu’un détail pour certains, je trouve que la VF aurait pu être remplacée par une VO plus poignante. Attention, je ne remets pas en question le métier des comédiens de doublage, mais je trouve que la VO à ce petit quelque chose vachement plus atypique dans ce genre de jeu qu’une VF non adaptée selon certains personnages.

 

 

Appréciation générale

 

Clairement, si l’on fait abstraction du sujet précédent et que l’on met de côté le fait que la VF n’avait pas forcément la place dans ce jeu à mon goût, on peut quand même parler d’une bande-son qui reflète bien l’époque vendue. On se retrouve avec des sons vraiment digne des polars du milieu de siècle, se basant surtout sur des instruments de jazz tel que le saxophone que l’on repère sans trop de difficultés, et qui pourrait nous replonger facilement en enfance, à l’époque où nos parents passés du temps devant Columbo, mais je te parle peut-être d’une époque que tu ne connais pas. Je suis admiratif également de la façon dont la narration se porte, alternant entre dialogues travaillés, pensées personnelles de Blacksad mais aussi interactions entre les personnages de façon visuelle et sans forcément de parole. On alterne au mieux ces changements de comportements pour éviter la monotonie du joueur, lui permettant de souffler un coup quand les cinématiques peuvent parfois lui paraître longues. Enfin, et je trouve que c’est l’un des points forts de ce jeu, j’apprécie totalement la gestion de l’enquête, la réflexion qui doit être effectuée pour trouver les éléments qui te feront avancés. Tout ce petit manège a du charme, et ne laisse pas beaucoup de place à la déception, et c’est tant mieux!

 

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Conclusion

 

Une intrigue policière où les pots-de-vin et la corruption mènent la danse, où les choix du joueur impacteront sur la trame à suivre, c’est sur ces quelques points que Blacksad s’axe et relève le défi de se retrouver de bande dessinée à jeu vidéo. Bien que l’adaptation ne soit pas totalement parfaite, il y a quand même un certain plaisir à se lancer dans cette intrépide aventure pleine de rebondissement.

 

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Ma Note : 16/20

 

J’ai aimé:
– L’intrigue
– L’ambiance d’époque/musicale
– Le système de QTE

Je n’ai pas aimé:
– Certains plans graphiques
– L’animation globale

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