Test : Medievil

Le craquement des os d’un vieux chevalier squelette retenti dans nos PlayStation 4, mais le souvenir du jeu original est intact et l’engouement de ce jeu revient avec force. Voici venue le remake de Medievil, jeu de PlayStation qui a marqué sa génération…

 

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La légende de Sir Daniel Fortesque

Une fois n’est pas coutume, l’histoire se répète, mais reprenons la depuis sa source pour les plus jeunes ou encore les amoureux de la première heure. Zanork, sorcier maléfique aux aptitudes de nécromancien, tente de s’approprier le royaume de Gallowmere. Face à son armée de démon se dressa le champion du roi, Sir Daniel Fortesque. Avec l’aide de son armée, le sorcier et ses démons furent stoppés et notre cher héros fut en mesure de tuer le sorcier malgré ses mortelles blessures. C’est beau non? Mais toute cette histoire est fausse! En fait, Sir Fortesque fut blessé par la première flèche ennemie durant la bataille et mourut de cette blessure. Pour affecter son royaume à la bravoure et au courage, le roi fit bâtir une crypte à hauteur royale pour son héros, à défaut de pouvoir l’intégrer justement au hall des héros. Cent ans s’écoulent, et le sorcier fait son retour pour se venger de cet ultime affront, plongeant le monde dans une nuit sans fin et réveillant les morts… Ainsi que notre cher Sir. Malgré son allure à flirter avec les vers de terre, son œil manquant et sa mâchoire inférieure absente, notre revenant est prêt à combattre, et souhaitera, cette fois-ci, montrer à tous qu’il est capable de se battre et de ne pas tomber sur le chemin de la première bataille. Deux vengeances, celle d’un impitoyable sorcier et celle du chevalier. Qui sortira vainqueur de cet ultime affrontement? Bienvenue dans l’univers de Medievil !

 

Un héros fait son retour

Après l’introduction faite, le jeu se lance enfin et on se retrouve enfin dans la peau de Sir Fortesque. Commençant dans la crypte de ce dernier fraichement ressuscité, l’inventaire sera brièvement fait pour pouvoir partir à l’assaut des hordes de morts-vivants qui t’attendent dans le cimetière d’emblée. Tu es prévenu, ça commence cash! On se retrouve très vite replongé dans cet univers qui a fait les beaux jours de la PS One, et les sensations sont les mêmes que celles que l’on ressentait à l’époque, à deux détails prêts : le premier est que l’on se rapproche de plus en plus de la crise de la quarantaine, et la seconde est que l’on a beaucoup moins de patience que l’on en avait en étant môme, c’est à se demander comment on a pu passer certains niveaux à l’époque. Bien que ce soit une comparaison un peu hasardeuse, mais qui vaut quand même le coup de s’y intéresser, c’est que j’ai ressenti un peu la même redécouverte d’un genre précis en passant de Ghouls&Ghosts à Maximo. Oui, c’est peu être un peu gros, sachant que là, on reste exactement sur le même titre quand on parle de Medievil, mais ma transition fut exactement la même, vraiment. Pour ce qui est du gameplay, bien évidemment, la fluidité a été revue en fonction des compétences qu’offre la PlayStation 4, mais je pense vraiment qu’on aurait pu pousser encore plus loin, aller chercher le petit plus qui aurait fait la distinction et qui aurait ameuté tous les joueurs sans en oublier. Je comprends parfaitement, maintenant, avec tous les jeux qui sortent, c’est très complexe de se démarquer, mais Medievil est vraiment la licence qui devrait être en tête de gondole avec le passé que l’on a en tête de ce jeu. Ce qui, a mon sens, a plombé ce remake, c’est le fait d’avoir gardé les mêmes angles de caméra que le jeu original, et c’est là qu’il y avait du potentiel à exploiter… bien malheureusement! Une nouvelle version d’un jeu efficace il y a plus de 20 ans, mais qui nous laissent sur notre fin à ce jour…

 

Le souffle est court

Là où je pensais que le jeu se rattraperait et se distinguerait, c’était vraiment sur son traitement physique. Oui c’est beau, comme j’ai pu le dire précédemment, mais… Il y a un manque, et qui plus est, les mouvements de caméra sont quasiment identiques à ceux du jeu original. Au niveau de la bande-son, ça nous vend clairement l’ambiance et l’univers que l’on a su distinguer quelques années auparavant, mais on n’est pas surpris plus que ça, il n’y a pas LA claque attendu, et on se lasse plutôt rapidement des échanges également qui sont assez simplistes en soi entre les personnages… Ce sont tous ces points qui auraient pu faire décoller notre ami d’enfance, et l’aider à toucher une plus vaste communauté, enfin, cela ne reste que mon avis évidemment, mais si je l’ai ressenti, je pense que je ne suis pas le seul dans ce cas. Et alors, sur ce dernier point, j’ai vraiment été frustré. À plusieurs reprises, il m’est arrivé d’avoir droit à des déplacements saccadés et ça m’a réellement saoulé car j’ai perdu plusieurs fois des niveaux où, dans d’autres jeux, j’aurais été au bout sans rager de recommencer.

 

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Conclusion

 

Le retour aux sources, ou plutôt le renouveau de la licence était vraiment attendu, et vraiment, on sent qu’un effort a été effectué pour la communauté de fans du genre, mais qu’il manque d’une dynamique qui aurait fait d’un bon plat, un chef-d’œuvre.

 

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Ma Note : 14/20

J’ai aimé :
– Retrouver Medievil
– Refaire l’histoire sur PS4
– Ce décalage propre à ce titre

Je n’ai pas aimé :
– Beaucoup de points similaires à la PS One
– Le manque de liberté attendu

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