Test : Leisure Suit Larry : Wet Dreams Don’t Dry

Comme décrire cet univers si particulier? Tu te rappelles d’Austin Power? Et bien, imagine-toi son sosie mais dans le monde du jeu vidéo.Certes, ce n’est pas le premier volet de la saga Larry Laffer, mais si tu ne connais pas, il fallait bien mettre un nom sur le visage. Humour de second degré, personnage attachant malgré son côté anti-sexe, et surtout une bonne dose de n’importe quoi, voilà comment résumer rapidement Leisure suit Larry : Wet dreams don’t dry. Alors que ce dernier a fait son apparition en Novembre 2018 sur PC, son arrivée s’est fait dernièrement sur Switch et PS4, pour le plus grand bonheur des amateurs de point-and-click…

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Le retour de Larry

Tout d’abord, et comme pour rappeler que ce jeu s’adresse à un public plutôt adulte par son humour tourné en dessous du pantalon, il faudra remplir un QCM où seul les plus de 18 ans sont censés pouvoir remplir. Très bonne prise d’initiative pour pouvoir protéger nos nouvelles générations… Alors que nous avions laissé notre ami Larry il y a quelques années de cela, pour lui, le temps est passé vite car… Il a fait un saut temporel assez excessif. Se croyant encore dans les années 80, notre héros va se retrouver au cœur de notre génération, y découvrir les applications préférées des adolescents, les smartphones, et tout ce qui touche au numérique et qui lui semble un casse-tête sans précédent. Malgré ce changement d’époque qui pourrait rendre fou la plupart d’entre nous, Larry, lui, reste fidèle à lui-même, et garde en tête que son charme destructeur et naturel l’aidera à ramener un maximum de gazelles dans son lit. Seulement, la technique et la technologie ont totalement changé. Bienvenue à l’air où chacun se promène avec un téléphone dernière génération, aux applications au nom étrange et sur lesquelles il faut avoir un maximum de personnes te suivant pour être la personne populaire. Quelle n’est pas la surprise non plus lorsque notre ringard au costume délavé apprendra que l’on peut appeler une personne de son téléphone pour faire un déplacement en ville pour remplacer le taxi. Mais malgré cela, rien ne laissera Larry Laffer de marbre, et tout sera tellement naturel pour ce petit homme des années 80 qui sait rebondir en chaque situation. Bientôt, Farcebook et les PiPhone feront partie du quotidien de notre « beau gosse », et l’essence du jeu tournera principalement autour de ce qui est actuellement notre quotidien.

Conçu sur une base chaude et adulte

Rappelons-le encore une fois, ce jeu est axé principalement pour un public adulte. Et on s’en rendra compte très rapidement. Larry ne laisse pas indifférent sur ses intentions envers chacune des femmes qu’il rencontrera, et partira même en quête de robot sexuel, pensant que le futur en abrite. Et comme si ce n’était pas assez, hommes comme femmes rencontrées dans ce jeu seront tout aussi déplacées les uns que les autres. Les femmes se retrouveront souvent mise en situation où les vêtements ne seront pas forcément nombreux, et les hommes auront souvent leur cerveau connecté au niveau de la braguette. Quoi de plus normal après tout, l’univers de Larry Laffer a toujours tourné autour du bas-ventre! Et ce n’est pas tout, bien entendu. C’est assez marrant de parler de ça, car j’ai cité ce film en début d’article, mais comme pour rappeler le second volet de la saga Austin Power, un bâtiment à la forme d’un pénis accompagné de ses bourses… Vous y voyez la référence? Autre petit clin d’œil qui a pour but de mentionner principalement les bars crasseux des États-Unis ou encore les aires d’autoroutes, aller dans les toilettes du premier bar du jeu donne accès à un distributeur de sextoys et préservatifs, rien que ça! Ce genre d’ambiance pourra déstabiliser plus d’un joueur, au risque d’arrêter le jeu rapidement, mais c’est la base même de la licence, c’est ainsi qu’il a toujours été réalisé, et on ne change pas une équipe qui gagne, n’est-ce pas? Léger sourire à l’ouverture du menu principal, où un bruit de braguette accompagne le joueur…

Système amélioré mais scénario décevant

Bon, on ne va pas se mentir, si tu as déjà fait pas mal de point-and-click jusqu’à maintenant, tu ne seras pas sur le cul en jouant à celui-ci. Le concept n’est pas novateur, mais certains points ont le mérite de trouver un certain intérêt. Rappelles-toi, quand tu jouais aux premiers Monkey Island, tu passais parfois à côté d’un détail, et ça pouvait te gâcher ton expérience pendant des heures car tu ne trouvais pas l’objet qui te débloquerait de ta situation. Rassure-toi, c’est de l’histoire ancienne. Ok, tu as toujours le choix du curseur à proprement dit, mais un système d’accès aux différentes actions possibles et objets trouvables là où tu te trouves permet d’avancer plus facilement dans le jeu. Ce qui n’est pas sans déplaire aux rageux qui se montreront hargneux derrière leur écran. En contre-partie, et même si l’histoire se montre gentiment réalisée, on se retrouve face à une fin de script assez simpliste, on a encore faim après avoir vu le générique final, ce qui n’est pas dans les habitudes des titres passés… Dommage, il aurait fallu voir un peu plus loin que le bon de sa ceinture à ce niveau, car cet univers est tellement riche qu’il y avait encore de nombreuses possibilités possible et réalisable.

Conclusion

Retrouver Larry Laffer dans cette nouvelle aventure est assez appréciable, un jeu passe-temps qui a son effet hilarant et ironique, mais qui sera très vite se retrouver essoufflé par une histoire qui ne se termine pas de la meilleure des manières. Un autre volet serait-il en préparation pour rattraper ces points perdus?

Ma note : 14/20

J’ai aimé :
– Le retour de Larry Laffer
– L’humour +18
– Le système amélioré du point-and-click

Je n’ai pas aimé :
– La fin du scénario
– La difficulté de certaines énigmes

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