Test : Dirt Rally 2.0

Qu’il est loin le temps des premiers Colin McRae Rally, et qu’elle est belle l’évolution des jeux de style depuis le temps passé. Dirt Rally 2.0 est arrivé en force en ce début d’année 2019, et s’est trouvé une place de poids dans les jeux d’arcade de course du moment.

DiRT Rally 2.0_20190530140129

Gauche moyen sur droite léger

C’est dingue à quel point cette simulation est réaliste, et dans l’exercice, Codemasters en connaît un rayon, surtout dans le milieu automobile. Depuis quelques années déjà, les Formula 1 sont de plus en plus impressionnants, et on en remet une couche avec Dirt 2.0 . Chaque virage sera important, jouer avec attention sera fortement recommandé, car chacune des directions données par l’équipe sera cruciale. Et oui, tu prends mal ton virage et tu fonces dans une roche, et tu peux ruiner ta bagnole. En gros, la disqualification est beaucoup plus facile que d’arriver au bout de la course que tu réalises. Donc si je peux te donner un conseil : si tu es amateur de Need For Speed, oublies le fait de prendre ton virage comme un barbare sans ralentir, ça marche pas ici. Soit tu risques d’abîmer ton véhicule, voire pire, le détruire complètement, soit tu risques la perte de temps par mauvaise manipulation ou de foncer dans le décor et te prendre une pénalité qui peut te retourner la course. Après, admettons-le , il n’est pas toujours évident de gérer ce genre de jeu à la manette, et la simulation doit être beaucoup plus explosive et poignante au volant, car le retour de force entre chaque changement de vitesses et chaque impact est assez impressionnant, donc j’avoue être envieux de ceux pouvant y jouer dans ce genre de conditions. On parlait du réalisme au début de cette rubrique, et je tenais à y revenir également au niveau du graphisme proposé dans ce jeu. Qu’est-ce que les paysages sont magnifiques, on s’y croirait ! Le mouvement des feuilles des arbres, de la pluie battante… Tout a été orchestré au mieux pour que le joueur s’imprègne de la région dans laquelle il court. Dommage, on n’a pas de neige dans ce jeu.

Une IA a ne pas négliger

Et comme si la difficulté de la jouabilité n’était pas suffisante, on nous a claqué une IA vraiment relevée et prête à faire faillir les plus faibles psychologiques, qui n’hésiteront pas à balancer leur manette par la fenêtre. Mais attention, cela ne veut pas dire non plus qu’elle est invincible! Certes, elle a été calculée de façon à mettre des bâtons dans les roues du joueur, mais elle se contre très facilement après une certaine prise en main. Alors, oui, dans certaines courses, on a l’impression que l’écart en terme de temps entre l’IA et le joueur est considérable, tout comme au checkpoint suivant, ça peut être l’inverse qui se produit. Le joueur a sa façon de jouer qui n’est pas programmée à la manière d’une machine. Les prises de directives de l’IA sont relativement fluides et ordonnées, et c’est là que vous trouverez la façon de le battre, car à force de connaître la façon de piloter des bots, on sait quels peuvent être leurs points faibles et les pousser à l’erreur sur le dernier virage parfois, et ça te change la donne sur le résultat final de ta course. Toujours par rapport à l’IA, mais au niveau jouabilité, le fait d’avoir pris en compte la météo et les changements que cela implique est très audacieux et astucieux, car évidemment, rouler sur une route sèche s’avèrera beaucoup plus facile que si l’on s’aventure sur une course par temps pluvieux, et pour cause, le rapport de forces du véhicule sera beaucoup moins précis. Une très bonne option apportée qui augmente la réalité de cette simulation.

La montée en gamme

Au total, ce ne sont pas moins d’une cinquantaine de véhicules qui sont proposés au joueur, ce qui est en soi colossal sur ce genre de licence. Cela dit, vous n’aurez pas tout de suite accès à tous les véhicules! Il faudra traverser chaque épreuve pour débloquer de nouveaux modèles, en commençant évidemment par du bas de gamme mais qui fait toujours son effet au visuel ainsi qu’à l’écoute des soupapes qui travaillent, renvoyant les joueurs dans leurs souvenirs enfouis ou encore les puristes aux courses des années 80 en proposant des véhicules dont la renommée n’est plus à faire. Tout cela pour enfin arriver aux plus beaux et plus puissants modèles que recèle cette magnifique compétition qu’est le Rallye automobile. Autant dire que les courses proposées pour arrivé jusqu’à l’ultime catégorie seront toujours plus déroutantes et complexes, comme pour faire comprendre au joueur que plus il monte en puissance et en maniabilité, plus sa façon de jouer est reconnue et lui permet d’accéder à l’élite.

La satisfaction du travail accompli

Pour résumer un peu tout ce qui vient d’être cité, revenons sur le fait que la simulation n’a jamais été aussi extrême, et que vos nerfs vont être mis à rude épreuve. Il faudra vraiment faire preuve d’une concentration optimale pendant chaque course que vous aurez à réaliser. Ce que je recommande, car c’est ce que j’ai fais sur certaines courses, c’est de vous munir d’un casque pour vraiment être imprégné de l’esprit automobile et vous retrouver au coeur de l’action avec votre équipe qui exécute un plan de route efficace. On a vraiment à faire au plus proche d’une vraie course, par la prise en main et sa complexité.

Conclusion

Dirt Rally 2.0 frappe fort et efficacement avec une mise en avant de la discipline très prometteur. Le jeu s’avère être axé vers les joueurs de la première heure, mais après quelques heures de bonne conduite, tu peux facilement attraper du skill et prétendre partir en compétition online pour défier les meilleurs joueurs mondiaux et promouvoir ton style. De mon regard et selon ce que j’en ai ressenti, ce jeu peut prétendre au titre de meilleure simulation de l’année en terme d’automobile. Bon, n’oublions pas que Formula 1 2019 arrive très prochainement, mais il s’agira là d’une simulation bien différente, quoiqu’il s’agisse du même développeur, et qui aura également son impact mais se jugera différemment de son confrère.

Ma note : 17/20

J’ai aimé :
– L’IA poussée et compétitive
– La diversité des stages
– Le grondement des moteurs
– La simulation

Je n’ai pas aimé :
– Les commentaires parfois barbant
– La difficulté des conditions météo

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